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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 17:09
Ma première séance

Aussi loin que je me souvienne, bien avant la lecture, le 7e art a été, dès ma plus tendre enfance, une activité culturelle à part entière.

À cela, une raison simple. Peu après ma naissance, ma mère, aide soignante à l’hôpital Cochin, avait contracté la tuberculose au contact des malades et dut rester de longs mois hospitalisée. Comme mon père, artisan travaillant sur les chantiers, ne pouvait s’occuper de moi à plein temps, mes grands-parents paternels et ma tante Jeaninne avaient pris le relais pendant cette période. Heureusement, positif par cuti-réaction à la tuberculine, donc, en contact avec la méchante bête qui grignote les poumons, je n’étais pas tombé dans ses griffes. Malgré qu’elle fut employée à l’hôpital public et épouse d’artisan, les doses de streptomycine, onéreuses, mais vitales à l’époque pour se soigner, n’étaient pas remboursées et mon père dut se débrouiller en travaillant d'arrache-pied pour se procurer l’antibiotique miracle, bien content que ses parents et sa sœur s’occupent de son rejeton.

À la sortie du sanatorium, période où ma mère avait énormément dévoré de bouquins, des grands classiques aux nouvelles et essais en tout genre, elle du se résigner à changer de métier et abandonner la filière infirmière pour dégotter un métier plus serein en apparence : ouvreuse de cinéma.

À Gentilly, il y avait deux cinoches. Celui d’en bas et celui dans haut. L’un près de l’église saint Saturnin, le Gaîté-Palace, l’autre sur le plateau Mazagran, le Gallia.

Tous deux appartenaient à Jean Koemgen qui exploitait également le Rex situé à Arcueil et Le Lux à Bagneux. Toutes ces salles ont aujourd’hui disparu à part le Gaîté-Palace, transformé depuis quelques années en salle d’art et de création rebaptisée ‘’Le Générateur’’.

Dans les années cinquante, les séances étaient proposées au public dès le vendredi, mais c’était le samedi soir que la queue s’allongeait le long du trottoir jusqu’au niveau de l’église. Le dimanche, c’était non stop du début d’après-midi jusqu’au soir. L’invention du cinéma ‘’permanent’’ permettait aux retardataires d’éviter l’attente même si la majorité des spectateurs avaient fait la queue pour se retrouver en salle avant que ne débute la séance. Ils se pointaient souvent à l’entracte et même en plein milieu du film et restaient donc la séance suivante pour compléter la partie non visionnée ! Very come back !

Dès l’âge de deux ans, il se trouvait bien une ou deux séances par semaine où j’assistais au film bien installé sur un monticule de coussins au fin fond de la salle. Jusqu’à mes dix-huit ans, j’en ai vu plus d’un millier et cela, bien entendu, gratuitement !

Tout le monde dans la famille Lepers avait lien avec le cinoche. En plus de ma mère, il y avait également ma tante Jeaninne qui, comptable au’’ Petit écho de la mode’’, complétait ses fins de mois, le soir et le week-end, comme caissière au Gallia. Ma grande tante Claire, la sœur de mon grand-père en faisait de même au Gaîté Palace et mon père remplaçait souvent l’opérateur ou bien intervenait ponctuellement pour une réparation électrique urgente.

Ma mère, avec sa gouaille et son hyperactivité, était bien aimée des clients. Ils lui versaient des pourboires conséquents qui s’ajoutaient au pourcentage des ventes de confiseries et esquimaux qu’elle vendait à l’entracte. C’était son seul salaire et, n’étant évidemment pas déclarée par son employeur, n’avait pas de protection sociale. Le travail au black était chose courante après guerre et tout le monde semblait y trouver son compte, enfin, sauf l’état bien entendu.

Bon an mal an, j’assistais donc à une quantité impressionnante de films, du chef d’œuvre aux nanars les plus pathétiques.

Les gens continuaient de fumer en douce pendant la projection malgré l’interdiction officielle qui remontait au temps de l’occupation, au 7 février 1941. Les panaches de fumée décrivaient de curieuses circonvolutions dans le faisceau du projecteur quand la luminosité du film était maximum. Les poussières en suspensions y brillaient comme des étoiles…ou des mouches, selon l’humeur de l’observateur. Ma mère, armée de son boîtier Wonder, surgissait alors de l’allée pour planter son faisceau lumineux directement dans la tronche du contrevenant en lui intimant l’ordre d’éteindre immédiatement sa clope. Le type, nonchalamment, lâchait alors le mégot sur le sol parqueté en mimant son extinction par un pivotement rapide et alternatif de semelle.

En réalité, la crainte obsessionnelle d’incendie, provenait moins d’une éventuelle négligence du public, que le fait qu’autrefois les films étaient composés, comme les pellicules photo de l’époque, de nitrate de cellulose. C’était un composé servant à la base à la fabrication d’explosifs. Le produit était particulièrement instable sous fortes températures et pouvait s’embraser spontanément à partir de 70 ° voir 40 ° lorsqu’il était dégradé. On le surnommait le ’’Film Flamme ’’. Suite à l’incendie du Bazar de la Charité à Paris où avait lieu une projection privée pour notables, tous les spectateurs périrent dans la catastrophe. Le gouvernement interdit alors toutes les projections avec ce substrat qui fut rapidement remplacé par la pellicule en triacétate de cellulose moins dangereuse qui venait d’être inventée. Cette matière céda sa place au polyester dans les années 80 puis à l’Estar dans les années 90.

Pour une personne qui visite un cinéma du début du siècle dernier encore debout, il sera étonné de voir que la cabine de projection est totalement isolée du reste du bâtiment. Généralement sur le toit, on y accède par un sas fait de marches métalliques ou de béton pour prévenir toute propagation d’incendie au reste du bâtiment. En effet, le nitrate de cellulose n’a pas besoin de comburant pour brûler. Le priver d’oxygène en tentant de l’étouffer ne sert à rien, pas plus que tenter son extinction à l’aide d’un extincteur, l’eau ne faisant pas plus d’effet qu’un pipi de chat sur un bac à sable ! Le risque était grand, car la lumière nécessaire à la projection était produite par un arc électrique créé entre deux charbons qui produisaient énormément de chaleur. Bien qu’isolé thermiquement par un verre, il ne fallait pas que le film s’arrête au risque de s’enflammer. Il y avait bien un dispositif de sécurité, l’étouffoir, pour confiner la partie détruite, mais sans réellement être efficace à 100 °/°. Pour limiter le risque, les bobines, appelées galettes, n’excédaient pas 20 min soit une longueur de 600m. Il fallait donc deux projecteurs. Pendant que la première galette était projetée, on chargeait la seconde sur l’autre appareil et à la fin de la première, on enclenchait la seconde et ainsi de suite. La synchronisation se faisait à l’œil en surveillant l’écran où apparaissait en fin de bobine un repère généralement en haut à gauche qui indiquait le moment de lancer l’autre projecteur. Les films livrés par le distributeur étaient rangés dans une boîte ou un sac surnommé ‘’Marmotte ’’ que l’on échangeait avec les nouvelles galettes de film à projeter la semaine suivante.

Ma mère avait, en plus de sa fonction d’ouvreuse, celle de nettoyer la salle, toilettes comprises.

C’était le jeudi qu’elle s’attelait à la manœuvre et comme ce jour-là était celui où les enfants n’avaient pas d’école, elle m’emmenait avec elle pour que je balaye les travées pendant qu’elle redonnait du lustre aux fauteuils en velours rouge (1) où parfois un chewing-gum récalcitrant s’était incrusté dans les poils. J’aimais beaucoup cette tâche en apparence ingrate, car je trouvais souvent au bout de mon balai des pièces de monnaie, voir des billets de banque souvent tombés des poches des spectateurs à la recherche dans l’obscurité d’un hypothétique mouchoir. Il fallait au moins ça pour étancher leurs larmes tant les films à l’eau de rose actionnaient les canaux lacrymaux de ces spectateurs béats.

Le nettoyage des toilettes, activité peu reluisante il s’en faut, ma mère s’y attelait en chantonnant voir même en sifflant. Un jour je lui demandais comment une telle besogne pouvait la rendre aussi gaie. Elle me répondit alors que c’était certainement à cause de sa mère ! Un complément d’information s’imposait. Ma grand-mère, Marie Poix, était née en 1905. Elle avait donc dix ans en 1915 et à Boulogne-sur-Mer, il y avait un important contingent britannique de plus de 70.000 hommes. Entre 1914 et 1916, plus de 1.700.000 soldats transitèrent par cette ville. Des Américains, des Portugais, des Canadiens, des Indiens, des Égyptiens et même des Chinois y débarquèrent. Les hommes, en permission après l’enfer des batailles, ne se faisaient guère d’illusion en retournant au front. Ils savaient que bons nombres d’entre eux n’en reviendraient pas, aussi passaient-ils du bon temps en dépensant leur solde sans compter. Ma grand-mère, à l’époque, accompagnait sa mère pour faire le ménage dans une brasserie café-concert et devait, elle aussi, s’occuper des toilettes.

Les hommes, ivres morts, si le papier toilette manquait (généralement du papier journal), en venaient à utiliser des billets de banque que mon aïeule récupérait en ouvrant le couvercle de la fosse septique où surnageaient les précieuses devises. À l’aide d’un crochet, elle ramenait son butin jusqu’au bord du regard, le lavait à l’eau courante pour ensuite le faire sécher sur un fil avec des pinces à linge ! Il ne lui restait plus qu’à troquer ses coupures anglaises en monnaie française bien trébuchante et sonnante. Boulogne bénéficiait à l’époque d’un droit d’octroi suite aux accords financiers franco-britanniques où toutes les magouilles étaient permises. Pour l’odeur j’ignore comment elle opérait, mais ne dit-on pas que l’argent n’a pas d’odeur ? Toujours est-il qu’elle se fit un peu d’argent tout au long du conflit, participant ainsi aux ressources du foyer dès ses 10 ans ! Elle en était très fière et ne se privait pas de raconter cette anecdote à qui voulait l’entendre, même soixante ans plus tard ! Pas de chance pour ma nostalgique de mère, au Gaîté Palace, les sanitaires étaient reliés au tout-à-l'égout et je doute qu’ici un quelconque quidam eut l’idée un jour d’utiliser cet ersatz de P.Q !

Bref, on aimait nettoyer les chiottes dans cette famille, et en chantant s'il vous plaît !

À Gentilly, dans les années cinquante, peu de foyers étaient équipés de télévisions. Le jeudi, pour se faire de la réclame bon marché, le marchand d’électroménagers sur la nouvelle place de la Victoire, en laissait fonctionner une derrière la vitrine pour que les gamins puissent voir leurs feuilletons favoris. Je me souviens de ‘’Zorro’’ puis d’’Ivanhoé ’’. Il y avait foule et pas que des gamins ! J’avais aussi la possibilité de lorgner la petite lucarne chez Patrice Venet. Son père, chauffeur-livreur au chômage après un problème de santé qui l’empêchait de conduire. Il passait beaucoup d’après-midi devant son petit écran où la chaîne unique de l’ORTF à l’époque délivrait un programme aussi mince qu’une tranche de jambon italien. Petit à petit, les parents de mes copains s’équipaient. Curieusement, mon père, toujours à la pointe du progrès en achat de produits électroménagers, on avait même une éplucheuse à patates électrique, faisait résistance pour l’achat d’une TV.

Il trouvait que le cinéma, ‘’gratuit ’’, était bien meilleur pour notre culture générale et comme en salle nous avions chaque semaine les actualités ‘’Movietone ’’, l’équivalent du’’Pathé journal ’’ du distributeur concurrent, le besoin d’avoir la TV chez soi ne se faisait guère sentir. Les films sur grand écran qui plus est, en couleur, étant incomparables en regard de l’image TV en noir et blanc à la définition plus que limitée.

Dans la famille était fortement ancrée une tradition d’écoute radiophonique depuis les tout premiers postes à galène et, dans les années soixante, le repas de midi était toujours accompagné du « Jeu des mille francs » sur France-inter, présenté par Roger Lanzac puis, plus tard, par Lucien Jeunesse. Le paternel se faisait le plaisir de répondre aux questions entre deux bouchées et très souvent il donnait la bonne réponse devant épouse et progéniture bouche bée. Le soir vers 19 h 40 on ne ratait jamais « La Famille Duraton » feuilleton radiophonique sur RTL décrivant une famille de Français moyens attablés comme nous et dévissant des péripéties de la vie courante. J’ai un souvenir bien précis de l’ami de la famille, paresseux, profiteur, mais au grand cœur, joué par un jeune comédien : Jean Carmet. Un autre feuilleton sur Europe N° 1, « Signé Furax » écrit par les deux compères Francis Blanche et Pierre Dac, captait également notre attention. Il s’agissait d’aventures de deux détectives privés Black et White contre le génie du mal : Edmond Furax, sorte de Fantômas loufoque sans scrupule aux aventures complètement déjantées. J’avoue que parfois j’avais les pétoches, surtout le soir chez mes grands-parents. Le grand-père écoutait religieusement « Les maîtres du mystère » intrigues policières de romans noirs à suspense. Cela me fit cauchemarder plus d’une fois !

Conjointement avec la radio, l’avènement du Cinémascope en 1953 par la 20th Century Fox, avec l’écran large, contribua à faire reculer encore de quelques années l’achat de la précieuse boîte magique et de l’antenne râteau qui va avec.

En plus du changement d’écran, monsieur Koemgen dut procéder à quelques adaptations sur ses projecteurs Ernemann. Il fallut leur adapter un anamorphoseur, invention du Français Henri Chrétien en 1926 qui consiste à restituer une image au nouveau format large sans changer la pellicule de 35mm utilisée comme sur les anciens films. À la prise de vue, avec un dispositif similaire installé sur la caméra, l’image est compressée en largeur sur la pellicule et est restituée dans sa vision normale à la projection en passant par l’anamorphoseur. Une révolution.

Le premier film que j’ai vu cette année 1953 dans ce format est ‘’La Tunique’’ d’Henri Koster. Les couleurs en technicolor explosaient littéralement sur l’écran. Cela relança les petites salles de quartier pour un bon bout de temps…et toujours pas de TV à la maison !

Une séance à l’époque était composée de deux parties (voir trois pour ’’Ben-Hur’’, 3h 30 tout de même).

Dans la première, avant que la salle ne s’assombrisse, il y avait de la musique d’ambiance parasitée à souhait par les bavardages incessants des habitués qui souvent s’invectivaient de part et d’autre des travées comme s’ils se trouvaient sur un champ de foire. Dès l’obscurité de la réclame apparaissait à l’écran, soit locale, celle des commerçants aisés de la commune, soit nationale avec les pubs regroupées sous le label Jean Mineur par exemple. S’ensuivait un court métrage, genre documentaire animalier sur la vie des mollusques ou des perroquets polyglottes. La lumière se rallumait au moment de l’entracte après les bandes-annonces des films de la semaine suivante. C’était le moment attendu du show de ma mère. Telle une marchande de poisson sur le vieux port de Marseille, des travées, elle interpellait à haute voix ses clients avec la ferme intention de leur refourguer confiseries et autres crèmes glacées en bâton. À toute transaction était joint un conseil impérieux : surtout, ne pas salir la salle par des jets intempestifs de sucreries, papiers en tout genre et autre chewing-gum qu’elle détestait et ne souhaitait pas vendre d’ailleurs pour la raison citée plus haut. À la fin de l’entracte, une sonnerie continue indiquait aux traînards qu’il était temps de rejoindre leur place ce qui n’était pas sans problème pour retrouver leur siège quand la lumière venait à s’éteindre. Des râles de mécontentement, du genre : assis !, pose ton gros cul !, chapeau !, salope ! T’écrases mon Esquimau !, fusaient de toute part alors que le film débutait dans un brouhaha indescriptible.

Des décennies plus tard, un grand regret, n’avoir pas conservé les grandes et petites affiches collées sur la façade ainsi que les photos agrafées dans les cadres du hall d’entrée. Le jeudi donc, en plus du passage de balai, m’incombait la tache de retirer les affiches obsolètes et les fameuses photos de scènes clés qui représentaient à elles seules un extrait du film à promouvoir.

Avec le grand escabeau de bois, j’arrachais, sans précaution aucune, ces grands rectangles aux couleurs criardes, des œuvres à part entière tirées d’originaux peints par des artistes spécialisés s’évertuant à restituer l’atmosphère du film par un patchwork de scènes entremêlées sous une forme allégorique picturale des plus kitch ! Les grandes affiches étaient collées comme celle des rues, donc difficilement récupérables sans déchirure à moins d’être détrempées plusieurs minutes, mais les petites, ainsi que les photos de 355mmx280mm n’étaient qu’agrafées et facilement ôtées de leur support à l’aide d’une simple lame de canif. De plus à la livraison, le distributeur fournissait souvent un peu plus qu’il était possible d’afficher. Il était donc facile de les récupérer au lieu de les envoyer à la poubelle. Ses précieux trésors qui aujourd’hui valent bonbon chez les bouquinistes de quais ou autres brocanteurs avisés, ce sont des centaines qui sont passées dans mes mains ! Les bras m’en tombent !

Enfin, le paternel se décida un jour de faire l’acquisition d’une TV. J’avais déjà treize ans et je connaissais bien les programmes de l’unique chaîne de l’époque pour les voir chez les copains.

Deux années plus tard la seconde chaîne apparut...avec un cintre métallique enfiché dans la seconde prise d’antenne. Il n’y avait, à ses débuts en 64, que les ‘’Incorruptibles ’’ que l’on regardait religieusement en seconde partie de soirée, cet à dire vers 22 heures pour 50 minutes de rafales de mitraillette en tout genre avec le visage impassible d’Elliot Ness et celui tourmenté d’Al Capone en parrain mafieux. 118 épisodes tout de même diffusés aux États-Unis. J’ignore toutefois si la totalité est passée en France.

Une petite parenthèse entre ces histoires télévisuelles et cinématographiques. Il nous arrivait avec les copains, pour se distraire de façon différente, de fréquenter assidûment les fêtes foraines et particulièrement celle de la Foire du Trône sur la pelouse de Reuilly dans le 12e arrondissement de Paris. J’avais alors une ascendance certaine sur la bande. Mon père s’occupait de l’entretien de l’usine Reverchon Porte de Gentilly. Le patriarche, Gaston Reverchon avait été en 1927 l’inventeur en Europe des premières autos-tamponneuses. Dans les années 60, l’usine de Gentilly continuait la fabrication des voitures désormais en polyester alors que le gros de la production était à l’usine de Samois où se fabriquait le manège proprement dit. Le jeudi, j’accompagnais parfois le paternel pour lui filer un coup de main. J’avais certainement l’air sympa, car le patron me refilait comme pourboire, un tas de jetons ! J’étais le roi de la fête ! Avec une cinquantaine de jetons, la bande avait de quoi s’amuser ! Nous prenions toutefois gare au forain, qu’il se doute de quelque chose à nous voir conduire ses engins sans passer par la caisse. On changeait donc régulièrement de manège. Ce n’était pas ce qui manquait et comme Reverchon avait à l’époque le monopole sur ce type d’attraction, toutes les voitures acceptaient nos précieux sésames !

Passé le renouveau du cinémascope, pour rallier des spectateurs de plus en plus infidèles, les salles commencèrent à se transformer en complexes où plusieurs salles projetaient des films différents.

Les petites salles de quartier, si chères à Eddy Mitchell, pécuniairement, ne pouvaient suivre la tendance et fermaient les unes derrière les autres. Le Gaîté Palace résista un temps pour fermer définitivement en 1970 bien après le Gallia et le Rex. Vendu à un gros quincaillier du Kremlin Bicêtre, il servit d’entrepôt jusqu’à son rachat en 2006 par les actuels propriétaires le baptisant, tel un Phénix, ’’ Le Générateur ’’. 1970 : Cette année là était inauguré le premier cinéma en plein air de France. Ce Drive-in situé à Rungis le long de l’autoroute du Sud était équipé de 1000 places de parking. Comme les ouvreuses américaines avec leurs pop-corn, les placeurs se déplaçaient en patins à roulettes pour guider les automobiles jusqu’à leur emplacement. Pour les passagers avant, c’était pas mal, mais pour ceux à l’arrière, il fallait souvent se tordre le cou pour visionner le film. L’écran étant placé assez haut pour que les véhicules de devant ne fassent pas obstacles à ceux de derrière, le haut du pavillon, même avec ses pare-soleil repliés, leur coupait la vision supérieure de l’écran !

À la caisse, les jeunes désargentés, à bord de leur voiture, se présentaient souvent en couple et payaient donc pour 2 personnes. Une fois placés, ils faisaient discrètement sortir les copains du coffre ! Cette mode passagère égratigna encore un peu plus le déclin des petites salles de quartier.

Le Cinérama et le Kino panorama projetaient des films ultras larges sur écran courbe. Je me souviens de ‘’La Conquête de L’Ouest’’ où la charge du troupeau de bisons dans un vacarme de son Surround impressionna les spectateurs comme si les bestioles allaient traverser l’écran. Trois caméras, donc trois projecteurs, étaient nécessaires pour rendre cette impression d’immensité. L’arrivée de la pellicule 70mm permit ensuite de n’utiliser plus qu’une caméra et un seul projecteur avec pour avantage la disparition des traces d’ajustement entre les trois images qui composaient les premières moutures.

Vers l’âge de 17 ans, il m’arrivait de donner un coup de main à mes tantes Jeaninne et Claire, respectivement ouvreuse et caissière au Gaîté Palace. Je contrôlais, à l’entrée puis à l’entracte, les spectateurs qui, s’ils le souhaitaient, pouvaient sortir du cinéma pour fumer une clope. La présentation du billet servait de sésame. Il fallait connaître à quel numéro la vente avait commencé pour éviter qu’un resquilleur se présente avec un ancien ticket.

Un soir, à un entracte tout à fait tranquille, une voiture, qui faisait des embardées, vint à vive allure en percuter une autre en stationnement. Heureusement, personne des spectateurs présents ne fut touché. Le type semblait sonné et la femme qui se tenait à ses côtés ne valait guère mieux. Je me précipite sur la voiture et avec deux autres personnes, j’aide les occupants à s’en extraire. Le type n’a pas tous ses esprits. Il est tout blanc et réclame à boire. Dans une autre rue de la ville, tout autre habitant aurait offert un verre d’eau au malheureux, mais c’était sans compter que l’on se trouvait dans la rue Frileuse, la rue Charles Frérot actuelle, une institution où l’octroie de Paris, tout proche, celui de la Poterne des Peupliers, dressait autrefois la frontière entre la boisson onéreuse et celle à très bon marché. Les Parisiens venaient en effet s‘encanailler dans les bistrots de Gentilly où les taxes étaient très inférieures à celles que payaient les Parisiens intra-muros. La rue Frileuse comptait autant de débit de boissons qu’il y avait de numéros, j’exagère à peine. La coutume, pour les initiés, était de l’arpenter du matin au soir en saluant chaque cafetier tout en consommant un ballon de rouge du plus bel effet. Résultat garanti pour Police secours ou les pompiers qui étaient las et agacés de nettoyer leurs véhicules des vomissures et autres excrétions de ces poivrots millésimés.

Bref, les voisins, aux fenêtres, n’en manquaient pas une miette et quand le mot’ boire ’ parvint à leurs oreilles, en bon samaritain, ils descendirent avec de quoi désaltérer le malheureux automobiliste. C’était à celui qui offrirait soit un cognac, soit un demi de bière, soit un pastis sans eau, bref de quoi requinquer un régiment de Polonais à une bataille napoléonienne. Le brave homme, soit par timidité, soit parce qu’il avait déjà compté fleurette à la bouteille, n’osa pas refuser ces assauts de bonté et siffla les offrandes aussi vite qu’il était rentré dans la rue. Pendant ce temps d’autres personnes avaient redressé son pare-choc qui frottait la roue avant pour rendre le véhicule de nouveau en état de rouler. La Police, toute sirène dehors, était enfin là. Le brigadier interrogea le quidam sur les circonstances de l’accident pour dresser un constat vu que le véhicule en stationnement était accidenté et que son propriétaire était inconnu pour l’heure.

Devant la grande émotivité du conducteur, le brigadier conclu donc, à l’étonnement général, enfin de ceux à jeun, à un dérapage intempestif entraînant un choc frontal inévitable ! La personne qui avait prévenu le commissariat tout proche était un copain. Il me confiât qu’il était entré dans le poste de ,garde où les agents prenaient justement un digestif commun, enfin, plus si affinité. Ils lui avaient même proposé un verre ! Pas étonnant, en l’absence d’éthylotest, que le brigadier ne s’aperçût pas de l’état d’ébriété avancée de son client. Ce dernier, au bout de quelques instants, reprit donc la route, les joues roses et le nez cramoisi sous la bénédiction de la maréchaussée qui, à vue de nez, n’avait rien vu. Un grand boom, quelques secondes plus tard, au prochain virage, les mirent enfin au parfum. Le type était bien bourré et avait récidivé sa partie de voiture tamponneuse. Il venait à nouveau d’emplafonner une voiture en stationnement !

C’était ça les entractes à Gentilly.

Tout gamin, dans les années 50, j’ai souvent bénéficié du Noel des enfants du spectacle. Cela se passait à Paris, au Gaumont Palace, boulevard de Clichy. Cette salle mythique style Art déco pouvait recevoir 5000 spectateurs et était dotée d’un écran large de 312 m2. Il y avait des chanteurs, des prestidigitateurs et autres clowns suivis d’un film avant la remise des cadeaux sur scène. Une autre fois, dans cette même salle, en 1960, j’avais, avec ma mère, assisté à une première Française : ‘’les derniers jours de Pompéi’’ un péplum de Mario Bonnard et Sergio Leone avec Steve Reeves et Kristine Kaufmann comme vedettes. Par pur hasard, nous nous somme retrouvés placés juste derrière ces deux acteurs qui étaient présents ce jour-là pour promouvoir leur film en France. En 1973 la salle disparut à coup de marteaux piqueurs pour laisser place à un complexe hôtelier.

Quand j’étais bébé, mon paternel fit rapidement l’acquisition d’une caméra au format 9,5. Il s’adonna toute sa vie à coucher sur pellicule les scènes de la vie courante comme celles d’exception genre mariage ou première communion, sans compter son addiction aux chemins de fer qu’il filmait à la moindre occasion. Des fois, en semaine, il projetait ses rushs sur le grand écran du Gaîté Palace.

Cela faisait bizarre de nous voir ainsi à l’écran, ’comme au cinéma’. Le manque de puissance du projecteur ne permettait pas toutefois d’utiliser toute la surface de l’écran, la luminosité se réduisant inversement à l’agrandissement de l’image.

Enfin pour finir le tour d’horizon des différents types de projections cinématographiques, il ne faut pas oublier le procédé OMNIMAX, comme à la Géode de Paris, où l’écran englobe littéralement le spectateur, ce qui lui donne le sentiment d’être vraiment au cœur de l’image. Dans ce type de projection le film en 70 mm défile horizontalement et l’image est plus large : 69,6 au lieu de 48,5mm. Il faut trois fois plus de pellicule, 22 km pour 1h30 de projection. La bande-son synchronisée est à part sur une pellicule 35mm pour exploiter au maximum la surface du film. Les lampes de projection sont en cristal de roche sous une pression de 25 bars de gaz Xénon. En cas d’éventuelle explosion du à une mauvaise manipulation, les projectionnistes sont protégés par des lunettes et des gilets pare-balles !

On ne peut clore ce chapitre sans parler de L’IMAX 3D qui donne au spectateur l’illusion d’être immergé et intégré au film.

De la toute première projection en salle « La sortie de l’usine Lumière à Lyon » au Salon Indien du Grand Café à Paris par les frères Lumière en 1895, à « Avatar » de James Cameron en 2009, que de chemin parcouru en 114 ans !

La vidéo 3D, L’holographie numérique, les casques de réalité virtuelle couplés aux drones… la technologie de l’image n’a pas fini de nous étonner. Par quel dispositif, demain visualiserons-nous le monde ?

  1. Les fauteuils de Gaîté-Palace, comme tous les fauteuils de cinéma de l’époque, étaient rouges. C’était la continuité des théâtres qui utilisaient cette couleur pour leurs rideaux de scène et fauteuils. À cela plusieurs raisons : sous l’ancien régime, c’était le bleu de la monarchie qui dominait dans les salles de spectacle. Napoléon voulut se démarquer de ses prédécesseurs et imposa le rouge, couleur de la passion et de l’action. Le vert, qu’il appréciait pourtant, avait toutefois mauvaise presse auprès des acteurs. À l’origine, une superstition d’origine vestimentaire. Les vêtements de cette couleur avaient la réputation d’être toxique en présence de sueur à cause des produits tinctoriaux à base de cyanure ou d’oxyde de cuivre. Historiquement, Judas était souvent habillé de vert, couleur portée également par les fous ! Le rouge fut donc imposé comme couleur de référence des théâtres puis ensuite des salles obscures. Des facétieux avancent l’idée que cette couleur avait aussi l’avantage de cacher les traces de sang…
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 19:31
Bée...oui!

Enfin une décision raisonnée de la mairie de Paris : Faire de l’éco pâturage avec des moutons sur les talus du périphérique pour remplacer tondeuses et autres débroussailleuses thermiques dont le bruit empêche les riverains d’entendre les voitures. Il faut reconnaître là une belle avancée écologique. Sans arrière-pensée aucune, à force de croiser des caprinés sur cet axe prestigieux, les Parisiens ne risquent-ils pas de devenir chèvre… et ensuite de voter comme des moutons ? Autrement dit, par mimétisme, voter de nouveau pour la même équipe à l’Hôtel de Ville lors des prochaines municipales ? Rien n’est moins sûr, mais n’anticipons pas, mauvaises langues que nous sommes. Mais, entre temps, les brebis vont faire des petits, engraissés par tant d’herbe tendre aux métaux lourds et pluies acides. Il va bien falloir, après sa tonte, ramener le troupeau à l’étable. Trop compliqué d’emprunter les rues adjacentes où les bestioles profiteront du moindre carrefour pour se carapater tous azimuts à travers la circulation, au grand dam des bergers. Solution ? Emprunter le périphérique qui lui est bien délimité par des grillages et barrières pivotantes aux accès et sorties. Il restera, pour les automobilistes un peu assoupis habitués aux embouteillages, à suivre cette étrange transhumance et… compter les moutons ! Heureusement, une solution existe pour limiter leurs prolifiques portées: faire appel à nos amis musulmans bien contents de ramener de la capitale le méchoui pour les fêtes de l’Aïd el Kabîr !

Il faudra toutefois éviter le sacrifice sur la chaussée, cela risquerait de faire tache au beau milieu des voitures, mais faire voyager un mouton dans le coffre ne sera pas non plus une sinécure. Bée… oui !

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 19:28
tous à poil!

Après le succès de la fermeture des voies sur berge, enfin ce sont les édiles qui le prétendent, voici la nouvelle trouvaille de la maire de Paris. Tous à poils ! En effet elle envisage de présenter un texte, une feuille de vigne aurait suffi, qui obligerait les Parisiens à se balader dans le plus simple appareil plusieurs jours de l’année.

Comme pour les journées sans voiture, il sera interdit d’être textile sous peine d’être verbalisé dans une zone délimitée qui changera régulièrement pour éviter que les quartiers se jalousent. Ainsi Avenue de la Dame Blanche dans le 12e, seules les femmes qui ne se seront pas exposées au soleil pourront s’y promener. Les voyeurs, eux n’auront droit de cité que rue de l’Observatoire dans le 5e. Les hommes pourvus d’un petit sexe déambuleront rue Stéphane Mallarmé dans le 17e tandis qu’à l’opposé ceux bien fournis par la nature pourront se balader avenue de la Grande Armée dans le 16e.

Pour celles qui auront oublié de se faire le maillot, l’avenue de la Motte Piquet dans le 7e sera naturellement choisie. Même les allées auront droit de cité : l’allée George Besse dans le 14e et l’allée des Lapins dans le 12e se feront une joie d’accueillir les plus excités. Malheureusement, il faudra bien se rendre à l’évidence, le boulevard des Batignolles ne pourra plus porter ce nom. La mairie planche sur ce cas ultime, mais de source sûre je crois qu’il sera rebaptisé : Boulevard des Roubignolles. On garde tout de même une consonance proche pour ne pas choquer les habitants.

J’oubliais, après le vote du projet, début janvier, une journée test devrait aussitôt être organisée.

Bon courage à tous!

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 10:02

S’il y a un personnage qui sort du lot de la cohorte d’artistes se prévalant du surréalisme, c’est bien René Magritte. L’exposition qui lui est consacrée va se dérouler au centre Pompidou du 21 novembre 2016 au 15 août 2017. Intitulée ’’La trahison des images’’ comme son célèbre tableau représentant une pipe, cette rétrospective picturale va pouvoir expliquer aux néophytes que nous sommes l’ambiguïté de la représentation dans l’art. Même si un tableau est peint de la manière la plus réaliste qui soit, son interprétation peut être trompeuse et dévoiler une évidence qu’un jeune enfant assimile aisément contrairement à l’adulte qui recherche une explication cachée propre à entretenir ses fantasmes. La rigueur mathématique de Magritte s’est souvent opposée à ses confrères dont la correspondance de l’image et des mots passait en second plan devant l’esprit philosophique qui émanait de leurs œuvres. Tout en étant proches en apparence celles de Dali et Magritte ne suivaient pas le même cheminement et heureusement pour nous et la pluralité de l’art.

À ma manière, j’espère dévoyer un instant cette forme atypique du raisonnement primaire qui est en nous à savoir que l’évidence n’est pas forcément la vérité… et vis versa.

Ceci n'est pas une pipe
Ceci n'est pas une pipe
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 18:21
Le goudron et les plumes

Une certaine constance règne chez nos présidents socialistes : ‘’ La paille et le grain’’ de François Mitterrand, petite chronique fourre-tout de 1971 à 1974 où la paille, chez les médisants, est assimilable à une poutre et : ‘’Le goudron et les plumes’’ future chronique de François Hollande, où son anaphore célèbre mériterait qu’il tourne sept fois sa langue dans la bouche avant de parler.

Bref, on ne refait toujours pas le monde avec des mots…même chez les menteurs professionnels !

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 18:44
Bouquin
Bouquin

Salut à tous.

À Pâques ou à la Trinité ? Décidément, ce fut long, mais mon bouquin, sur lequel je bosse depuis deux ans, vient enfin de paraître. ‘’L’aventure des CIP’’ aux Éditions Muffins.

Un ouvrage broché de 325 pages couleur de dimension 25,5 x 21cm.

De quoi s’agit-il au juste?

‘’Jouer au train dans son jardin, jusque-là, rien de plus normal, mais quand ce matériel de jeu avoisine la centaine de tonnes des questions se posent inévitablement sur la pertinence d’un tel engouement ; un fan de voitures anciennes, une fois résolue la question d’abriter ses merveilles, a tout loisir pour sortir sur les routes son matériel chéri ; de même pour un amateur de bateaux ; rivières, lacs et océans sont à sa disposition en s’éloignant du ponton. Il y a bien sûr les collectionneurs d’aéronefs dont les plus aisés possèdent une piste d’aviation privée, mais tous disposent, une fois en l’air, de l’immensité du ciel nécessaire à leur passion. Pour un train, prisonnier par essence de ses rails, l’improbable solution d’installer chez soi une ligne de chemin de fer grandeur nature relève d’un fantasme certain. Chez Floris Lepers, idéaliste, inventeur hyperactif, adepte du système D et de l’improvisation communicative, cette passion dévorante pour les chemins de fer va entraîner, pour de nombreuses années, ses proches et amis dans un enchaînement de situations cocasses et hilarantes qu’il est bon de conter ici ne serait-ce que pour la bonne santé de nos zygomatiques.’’

À la fois témoin et acteur de ce que l’on pourrait appeler une douce dingue épopée ferroviaire, j’ai eu, pendant les très nombreuses années où j’ai travaillé avec mon père, le privilège de côtoyer une cour pittoresque de passionnés, ferrovipathes convaincus, aussi truculents que farfelus, dévolus cœurs et âmes à leur maître à penser qu’était le paternel. L’alchimie, entre la rigueur mathématique de l’ingénieur et du ‘’du moment que ça marche’’ du rêveur, appliquée à du matériel de plusieurs tonnes, lancé à toute vapeur sur de la voie à peine éclissée, fut rarement pris en défaut. À part quelques déraillements ou explosions en tout genre, elle fut toujours applaudie par la foule des curieux qui ne manquaient pas de nous rendre visite tout au long de cette aventure pittoresque et bucolique.

J’en suis pourtant sorti indemne, à part quelques fois, éclaboussé par de nombreuses pintes de rires que le comique de situation pouvait provoquer à tout moment.

Cette biographie, en plus des nombreuses photographies et illustrations paternelles, je l’ai complété de mes propres dessins d’humour afin de contrer par la caricature le sérieux apparent de certaines scènes.

N'hésitez pas à me contacter si ce bouquin vous intéresse.

Contact : philippe.lepers@club-internet.fr

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 18:08
Digestion difficile au plus haut.

Pour changer de critique envers ce gouvernement, on va troquer ‘’ la paille et la poutre’’ par ‘’plus gros que le ventre’’. Les éléphant du PS apprécieront !

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 19:42
Flamby à la plage

Comme il a l'habitude d'être mouillé, il l'a "cru"

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 23:52
CGT l'ébranleur

Faut pas rêver!

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 20:01
Tirez pas sur l'ambulance

Sous la cinquième, je parle de la République pas de la cinquième colonne, quoi que, le 49.3 a toujours été la roue de secours du gouvernement et cela, quelque soit la couleur politique aux affaires. On le sait, on s’en doute, mais on fait toujours l’étonné comme le cocu découvrant sa mauvaise fortune. La vie est ainsi faite. Les grands auront toujours l’humour des grands jours pour nous faire réviser les fables de la Fontaine pour, peut-être, qu’un jour…lointain, on ne nous y reprenne plus.

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