Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 19:31
Allumer le feu, sixieme!

Je savais bien qu’il y en avait bien encore une autre et celle-ci perdure jusqu’à nos jours. N’est-ce pas messieurs ?

Mais comment ce type de Neandertal avec son faciès de mal dégrossi aurait put-il draguer une femme Sapiens ? Les préhistoriens, il y a encore quelques décennies, prétendaient que Neandertal était une sous-espèce chez les Homos, situé entre Homo érectus et Homo Sapiens, alors qu’il s’avère en être son cousin. Né à peu près à la même époque, aux environs de 250000 ans et avoir été contemporain de notre Cro-Magnon de service, l’homme moderne parvenu jusqu’à nous, il à disparu il y a 29000 ans. Sa disparition ne fut pas forcément d’origine conflictuelle avec Sapiens, mais peut être météorologique. La période glaciaire finissante, les groupes se seraient, d’après les nouvelles thèses, énormément dispersés en suivant un gibier devenu maintenant plus varié sous un climat plus doux, laissant les troupeaux de Mammouths, plus rares, remonter vers le Nord. La consanguinité due à leurs isolements et la fusion par accouplements féconds avec les nouveaux arrivants remontant du Moyen-Orient leur auraient été fatales. Sur cette longue période de coexistence le génome de Sapiens aurait pris l’ascendance sur Neandertal, le submergeant lui et ses hybrides.

Conclusion, et il a fallu toutes ces lignes pour l’énoncer tout feu, tout flamme: Ils ont bien niqué ensemble !

Repost 0
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 20:08
Allumer le feu - 5eme solution

Il y a une cinquième solution, et certainement bien d’autres, pour allumer un feu aux temps préhistoriques, celle des bambous fendus.

J’explique. Il faut couper un bambou bien sec de quatre à cinq centimètres de diamètre sur une longueur d’environ un mètre vingt. Un autre, aussi sec, de diamètre un peu plus petit et de longueur soixante centimètres. Sur le premier, on gratte, à l’aide du couteau en silex, de minuscules copeaux que l’on place en attente bien au sec. On le fend ensuite en deux soit à la hache, soit au couteau comme coin, en s’aidant d’un bout de bois faisant office de maillet. À l’aide du couteau on taille en biseau l’un des tranchants de la coupe sur environ une cinquantaine de centimètres à partir des dix premiers centimètres d’un des bouts. Sur le petit bambou, après, l’avoir été également fendu en deux, on taille, en son milieu, une encoche en V débouchant sur l’intérieur. À son aplomb, sur les tranches, on incise ces dernières également en V. Avec les chutes de bambous, on taille deux petites plaquettes. Le fonctionnement est le suivant : appuyer sur son ventre le grand bambou, planté obliquement au sol à une cinquantaine de centimètres de soi, tranches tournées vers le ciel et la partie biseautée côté ventre. On se munit, à deux mains, du petit bambou, garni au préalable des copeaux que les plaquettes vont maintenir plaqués à l’intérieur. Il faut alors le frotter vigoureusement contre l’autre bambou. Les incisions se frottent perpendiculairement au biseau, évitant les dérapages et assurent que les frottements seront toujours au même endroit d’où l’échauffement qui s’ensuit. Lorsque de la fumée commence à se dégager, bien coller les copeaux au plus près de la zone de friction pour initier leur ignition. Pour que des flammes se produisent, il faut, après avoir cessé les frottements, souffler sur les braises naissantes en les alimentant avec de menus bouts de copeaux ou mieux d’un morceau d’amadou si ce champignon se trouve dans les parages. La technique est ensuite pareille aux autres systèmes pour alimenter le foyer, brindilles, mousse, petit bois, etc.…

Repost 0
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 19:04
Homo-Hollandus-Gamellus

Pour les politiques, l’hérédité c’est comme une succession d’erreurs qui profite uniquement aux initiés. Si en plus, d’après Darwin, la sélection est liée au sexe, soyons rassurés, il y aura toujours des scooters devant l’ENA !

Repost 0
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 19:59
chez Néo y a tout c'qui faut

Plus terre-à-terre, mais cependant indispensables, bon nombre d’actes, qui nous semblent bénins aujourd’hui, représentaient, à l’époque, des challenges vitaux à la survie de l’espèce humaine. Par exemple, la maîtrise du feu, la poterie, l’élaboration des armes et des outils dont ceux destinés à l’agriculture naissante et à l’élevage. Tant d’expériences ratées, de turpitudes en tout genre durant tous ces siècles pour arriver cahin-caha à une certaine symbiose de l’homme avec la nature, homme qui tant qu’il reste humble et lucide ne peut que profiter des largesses qu’elle nous donne. Cela reste à voir de nos jours, mais là c’est une tout autre histoire.

Un exemple entre mille, pour le collage, à l’époque de Cro-Magnon, j’ai précédemment cité la résine de pin, à ne pas confondre avec la sève, car la résine est un cicatrisant produit par l’arbre en cas d’agression. Elle protège l’arbre des attaques extérieures en calfeutrant une blessure due aux parasites, oiseaux et autres insectes xylophages. On la trouve facilement sur les écorces des pins, sapins, cyprès, sous forme de matière poisseuse quant elle est fraîche ou cristallisée quant elle est vieille. Chauffée, celle-ci se ramollit puis devient liquide permettant de l’utiliser au pinceau. Mélangée à des excipients tels que du charbon de bois pilé et de la cire d’abeille, elle devient moins cassante lorsqu’elle sèche. Sa limite d’utilisation c’est lorsque les pièces collées sont sujettes à de violentes vibrations comme les haches et herminettes au moment des frappes. Pour les flèches, par contre, les pointes en silex peuvent y être collées facilement, renforcées par une ligature en fil issu de tendons, de lin ou de chanvre. C’est la solution, disons, la plus simple pour notre chasseur-cueilleur apprenti sédentaire. Un collage plus approprié pour les outils de frappe s’élabore à partir d’écorce de Bouleau, plus précisément en distillant des morceaux d’écorce. On obtient une matière liquide noirâtre ressemblant à du pétrole brut dégageant des vapeurs toxiques volatiles d’hydrocarbure. La charte du parfait homo sapiens déconseille d’approcher une flamme au moment où l’on recueille ce liquide encore chaud qui contient en réalité de l’essence de térébenthine et de la colophane, sinon c’est le rasage gratis. La manip étant plus contraignante que la simple récolte de la résine de pin, il faut un minimum de matériel pour arriver à ses fins. Tout d’abord, récolter des écorces de bouleau. Plutôt sur des arbres morts et laisser ceux en bonne santé à l’appétit des cervidés du coin, futurs producteurs de protéine pour notre petite famille dont le papa chasse encore pour améliorer l’ordinaire de son agriculture balbutiante. À l’aide d’un couteau en silex on tranche l’écorce longitudinalement puis on la dissocie du tronc en la déroulant. Il ne faut vraiment garder que la partie externe de l’écorce, c’est celle qui contient la matière active recherchée. Arrivé au campement où le feu est toujours entretenu par bobonne, on creuse un trou dans le sol et plaçons une poterie de terre glaise façonnée à l’aide de boudins superposés en forme de récipient collecteur, si possible déjà sec pour éviter un éventuel choc thermique qui pourrait le fendre. Une poterie déjà cuite fait évidemment l’affaire, mais n’est plus utilisable ensuite pour rentrer en contact avec les aliments. Par-dessus on pose un second récipient de fabrication identique, mais plus grand. C’est ce dernier qui va contenir les écorces de Bouleau, bien enroulées et serrées entres-elles pour réduire au maximum l’air contenu dans le récipient. Le fond est conique, à la manière d’un entonnoir et percé au centre d’un trou de 8 à 10 mm. Une fois l’écorce à l’intérieur, on le chapeaute d’un couvercle en glaise étanchéifié à la barbotine (glaise +eau) on ramène la terre pour combler le trou jusqu’au niveau haut du premier récipient ainsi enfoui et disposons tout autour de notre dispositif des brindilles, de petits bois et enfin de bûchettes pour obtenir un brasier qui le recouvre entièrement. Une fois la mise à feu puis son entretien par apport régulier de bois, il faut attendre une bonne heure, selon la quantité à traiter, avant d’écarter les braises, nettoyer précautionneusement les abords et extraire doucement le récipient contenant les écorces maintenant totalement carbonisées. On extrait ensuite, avec les mêmes précautions, pour ne pas y faire rentrer d’impuretés, le récipient inférieur qui contient maintenant une substance liquide noire et odorante. On la réduit ensuite à feu doux afin d’obtenir un mastic aux propriétés adhésives et malléables : le Brai du Bouleau. (On en a retrouvé des restes dans les Alpes datant de 120000 ans !) À la manière des sucettes de guimauve, on peut, tout en tournant, pendant qu’il se refroidit, le récolter sur des petits bouts de bois et le mettre ainsi en forme afin de le stocker, prêt à être utilisé ultérieurement par simple chauffage. Une exsudation d’huile peut parfois apparaître si la réduction n’a pas été suffisante, mais, une fois refroidi, il durcit au bout d’un quart d’heure. Rien de bien grave, notre bonhomme n’a pas de montre… On s’en sert donc pour toutes sortes de collage et aussi pour étanchéifier les jointures de peaux d’embarcations de type canoës et même pour réparer les poteries non alimentaires cassées. Notons que cette distillation anaérobie s’effectue aussi sur la résine de Pin sylvestre pour obtenir la fameuse Poix qui servit longtemps, associée à la filasse, au calfatage des bateaux. D’autres colles existaient aussi à l’époque. Citons les colles de poisson, d’os et de peau, dont celle de lapin toujours utilisée de nos jours par les ébénistes restaurateurs de marqueteries. En effet ces colles se ramollissent sous l’effet de la chaleur, ce qui permet en chauffant localement de retirer une pièce abîmée pour la remplacer, ce qui est impossible avec les colles modernes aux adhérences définitives et irréversibles.

Pour faire du feu, notre Cro-Magnon avait l’embarras du choix. Soit, il attendait que le ciel le lui envoie sous forme de foudre pendant un orage, pas très pratique à transporter. Soit il se munissait d’un briquet composé d’un silex, d’un morceau de sulfure de fer type pyrite ou marcassite et de quelques bouts de champignons Amadouvier mis au sec dans sa besace. Soit il sortait de cette dernière une planchette de bois tendre bien sèche, une ficelle de lin ou de chanvre, coupait s’il ne l’avait pas sur lui, une tige de noisetier qu’il façonnait de façon à obtenir un archet à l’aide de la ficelle et enfin une tige fine de bois dur. Une pierre du chemin ou un galet parachevant cet inventaire.

La version silex fonctionne de la sorte : On maintient d’une main le silex tout en pinçant le bout de champignon au plus proche de l’arête qui va être frappée et d’un violent coup latéral on y frotte le sulfure de fer qui cède, si c’est bien dirigé, quelques étincelles à l’amadou qui n’est autre que la partie fibreuse située entre le chapeau et les tubes de ce champignon que l’on trouve sur les feuillus malades. La propriété de contenir la braise sans flamme, permet de conserver le feu aussi longtemps qu’il reste du combustible. Pour obtenir des flammes, il faut souffler dessus tout en y apportant de menus morceaux de mousse, pailles ou feuilles séchées qui vont initier enfin le feu. Il ne reste plus qu’à l’entretenir par apport régulier de bois.

La version plaquette de bois et archet fonctionne ainsi : À l’aide de la pointe de couteau en silex, on fore un avant-trou près du bord de la plaquette. On taille en pointe une extrémité de la tige de bois dur. On l‘enroule de deux ou trois tours sur la ficelle de l’archet jusqu’à sa tension. À l’aide d’une pierre ou d’un galet offrant un creux, on maintient, d’une main et sous pression, le côté brut de la tige pendant que son autre extrémité taillée s’appuie dans le trou. La mise en mouvement de l’archet provoque un mouvement alternatif très rapide qui fait s’échauffer nos deux bouts de bois. Lorsqu’une carbonisation apparaît, on cesse momentanément l’opération et à l’aide du couteau, on incise une rigole entre le trou et le bord de la planchette. Ce dispositif permet d’évacuer latéralement les premières braises. On reprend l’opération à l’aide de l’archet et dès l’apparition des braises, tout en soufflant dessus, on les dérive sur un morceau d’amadou ou de mousse. Elles finiront par s’enflammer et il ne reste plus qu’à alimenter son feu avec brindilles et bois comme pour la version silex.

J’avancerais une quatrième solution qui, étonnamment, aurait très bien pu exister à cette époque. Sachant polir des pièces dures, le cristal de roche en l’occurrence, notre bonhomme aurait pu inventer la…loupe ! Ce n’est pas si étrange quant on sait qu’en frottant entre eux deux disques de pierre déjà polie, l’un des disques devient convexe et l’autre concave. Il n’y a pas si longtemps, on créait ainsi, à la main, les miroirs des télescopes amateurs en utilisant des abrasifs de plus en plus fins pour, au final, après poli miroir, argenter la surface du concave à l’aide de nitrate d’argent en milieu ammoniacal. Dans notre cas, en associant, cette fois, deux lentilles convexes dos à dos de cristal de roche, étanchéifiés par du brai et contenant de l’eau dans leur interstice, on obtient une loupe très efficace quand il fait soleil pour servir de briquet d’appoint. Bon d’accord quand il pleut on revient au vieux système silex-marcassite ou archet à feu, mais c’est plus long.

Repost 0
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 19:19
Néolithique Tac

Toujours avec des si, je m’entête à penser que nos ancêtres du néolithique en avaient plus dans la trousse à outils qu’il n’y parait.

Partons du postulat qu’une part entière de leurs connaissances n’ait pu arriver jusqu’à nous à cause de l’érosion, de tsunamis, de tremblements de terre ou autres éruptions volcaniques majeures. Si la roue avait été inventée à cette époque dans une contrée où tous ces cataclysmes se seraient joints pour le grand malheur de ses habitants, une trace tangible serait-elle parvenue jusqu’à nous ?

Des roues en bois, c’est très peu probable, bien que l’Akobé ou bois de fer, par exemple, à une résistance incroyable aux insectes et aux agents chimiques, sa conservation sur une telle période s’avère toutefois vraiment illusoire. Il n’en est pas de même si la roue est en pierre. Qui plus est, polie comme à l’époque du néolithique. Enfouie dans un sédiment neutre, elle a toute chance de parvenir jusqu’à nous, mais encore faut-il la trouver.

Dans l’Amérique précolombienne les Atzéques avaient bien inventé la roue, mais sous forme…de jouets ! Faute de bêtes de trait, les chevaux ont été implantés bien plus tard par les Conquistadors, l’utilité d’un tel objet pour la manutention ou le transport n’apparaissait pas aussi évidente vu la faible puissance de l’être humain pour tracter des charges lourdes. Les jouets étant en pierre. Imaginez, grandeur nature, le poids d’une simple brouette !

Rien ne nous empêche de formuler des « inventions » à attribuer au néolithique même si leurs preuves ne nous sont pas encore parvenues.

Plus construit et plus innovant qu’un simple char à bœufs, je vous présente donc l’Homonibus, l’omnibus de monsieur Homo-Sapiens sapiens, l’homme moderne, enfin celui de neuf mille ans avant notre ère, qui conduit un véhicule automoteur de sa conception avec accélérateur, changement de vitesses et frein d’urgence.

Nous allons démontrer, sans l’aide d’aucune pièce métallique, qu’elle soit de cuivre, bronze ou fer, que l’on peut construire un tel véhicule avec des matériaux faciles à se procurer dans la nature, même en île de France.

Pour fabriquer le châssis, il nous faut deux troncs d’arbre abattus à la hache, flancs creusés à l’herminette et assemblés entre eux par des traverses de bois, solidarisés par des cordages de chanvre et des chevillettes. Le train avant sera composé d’un essieu taillé au tour à bois à entraînement hydraulique direct. L’emmanchement de l’arbre de direction sur le train avant sera fait par le creusement au bédane et maillet d’un trou central de section carrée sur l’essieu et d’un usinage carré en bout d’arbre taillé à l’herminette. Leur assemblage sera verrouillé par cheville. Un guidon sera assujetti à la direction par creusement d’un trou rond à son extrémité supérieure à l’aide de la perceuse à archet. L’ensemble de la colonne de direction sera passé dans les trous centraux des deux traverses avant. Ces trous seront usinés au bédane et finis par rodage au sable et bâton calibré. La rotation sera améliorée par la pose de deux disques légèrement convexes en Diorite polie servant de butée mobile entre la colonne et la traverse de châssis.

Le train arrière, moteur est composé d’un essieu fixe, solidarisé à la traverse arrière par le même dispositif qui lie celles de l’avant cet à dire parc cordages en chanvre et chevillettes.

Les roues avant sont en calcaire mi-dur, aux flancs éventuellement creusés par souci d’allégement.

Le trou central est usiné en premier à l’aide de ciseaux et bédanes puis calibré par rodage au sable avec bâton. À la manière d’une roue de potier, l’extérieur de la roue sera taillé à l'horizontale maintenu sur un axe en bois servant de pivot. L’exactitude de la taille sera contrôlée à l’aide d’un gabarit fixe. La finition de la bande de roulement se fera par rotation de la roue devant l’outil en diorite sans pousser jusqu’au polissage pour conserver de l’adhérence en présence de sol glissant.

Pour les deux roues arrière, également en calcaire, la partie interne sera usinée d’un épaulement percé de plusieurs trous équidistants destinés à recevoir des pales de bois d’entraînement. Elles seront verrouillées par chevillage et collage à la résine.

Le moteur proprement dit est composé d’un tapis roulant à la manière d’un tapis de course, genre home-trainer sur rouleaux libre. Le troisième rouleau est couplé aux roues arrière par ses arbres débordants équipés de roues crantées comme un engrenage. Huit dents en bois côté roue pour quatre crans côté rouleau permettent une réduction de moitie, réduisant ainsi la vitesse, mais augmentant le couple d’entraînement. Pour éviter les patinages, la bande de roulement n’est pas cylindrique, mais composée de facettes de la largeur des lames du tapis qui viennent s’y plaquer.

Les arbres à rouleaux sont taillés dans des troncs et finis au tour pour éliminer le maximum de matière pour alléger le poids du véhicule. Ils se montent au moment du couplage du châssis devenant ensuite prisonniers du cadre. Les lames de bois constituant le tapis sont des dosses obtenues par fendage et assemblées ensemble à l’aide de cordes en chanvre passées dans des trous aux bords échancrés pour éviter leur usure.

L’accélérateur et le frein sont composés de cages de bambous équipés de trappes manœuvrables par cordelettes et bielle en bois à partir du siège conducteur en peau de bête.

Le modèle présenté peut être équipé d’un toit également en peau.

Son mode de fonctionnement ne permet d’emmener guère plus qu’un passager à côté du chauffeur et quelques courageux sur les côtés agrippés au garde-fou, d’où le nom.

Inutile de préciser que de la graisse est la bien venue pour lubrifier tous ces rouages

L’accélérateur est du type Lynx. Un booster peut y être associé par introduction d’un piment fort dans l’anus de la bête. Le frein est du type Mulot des champs, celui des villes ne pouvant pas encore exister à l’époque. Enfin, le moteur proprement dit est un éléphanteau de type joueur et peureux à la fois. Il faut changer de moteur tous les deux ans à cause de sa prise de poids et de sa mémoire infaillible qui, une fois adulte, n’oubliera pas de vous faire savoir avec fracas que son travail de jeunesse n’était pas rétribué à sa juste valeur, les éraflures et morsures sur sa queue n’étant pas étrangères à son manque de sociabilité chronique.

Le Mulot lui ne peut en faire un fromage, car on ignore encore si à cette époque le menu comportait fromage ou dessert.

Néolithique Tac
Néolithique Tac
Repost 0
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:51
Autolithique

Je crois que j’ai fini la tarte.

C’est quoi çà ? Des cookies au haschisch ? Fais voir.

Qu’est-ce ce que je disais ?

Ah oui, les homos sapiens, qui à l’époque de la pierre polie cet à dire au néolithique, concevaient certainement plein de choses pour améliorer leur confort, ne pouvaient se douter que onze milles ans plus tard, leurs descendants grattouilleraient leurs abris pour s’approprier haches, grattoirs et poteries en se posant tout un tas de questions existentialistes sur leurs us et coutumes.

Notre Cro-Magnon de service, maîtrisant le feu, cuisant aliments et poteries, devenant petit à petit sédentaire en découvrant le potentiel de l’agriculture et de l’élevage face aux cueillettes et aux chasses pratiquées par ses aînés, sourirait certainement devant nos savantes certitudes sur son mode de vie et son habitat. Notre connaissance sur cette époque est essentiellement due aux trouvailles archéologiques. Pour cela il faut que les objets, peintures et habitats soient parvenus jusqu’à nous en bon état de conservation. Qui nous dit que l’âge du fer n’a pas commencé avant celui du bronze qui suit justement le néolithique ? En effet, le bronze est, comme chacun sait, un alliage de cuivre et d’étain et de par sa composition s’érode très peu avec le temps contrairement au fer qui est irrémédiablement et rapidement détruit par la rouille. Aucun objet en fer conservé dans un milieu oxydant ne peut subsister dix mille ans ! Quant aux objets en bois, quelques pieux de cités lacustres sont parvenus jusqu’à nous, mais aucun assemblage savant, s’il a existé, ne peut nous donner un instantané sur la capacité inventive de ces hommes.

Prenons les véhicules. En ayant domestiqué les Aurochs, ces protovaches auraient très bien pu, à l’exemple des Indiens de l’Amérique du Nord, tracter deux robustes branches garnies, à la façon d’un hamac, de peaux de bêtes tendues, Carrioles sans roues, similaires aux traîneaux, transportant matériel, nourriture, voir mêmes femme et enfants. La deuche du Néo quoi.

L’invention de la roue, pour l’instant estimée à trois mille cinq cents ans av. J.-C., n’est vraiment devenue utile que lors de la domestication des animaux de trait, assistants suffisamment puissants pour tirer des charges qui, même sur roues, seraient trop lourdes pour le commun des mortels.

Il est vrai que, jusqu’à présent, au-delà de cette date, aucune roue en pierre, a fortiori en bois assemblé par cloutage, n’est parvenue jusqu’à nous, mais qui sait ? On peut toujours espérer !

Et, pourquoi pas, une foire de la locomotion, de l’auto-lithique, par exemple.

Repost 0
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 18:21
Station Concorde

Qui aurait cru qu’il y avait autant de monde dans ces satanés trous de vers passe-époques.

C’est pour le coup qu’il soit à craindre une invasion, que dis-je une immigration massive, de toute une cohorte d’hominidés. Sans les passer tous en revue, d’Homo habilis à Homo sapiens comme Cro-magnon en passant par Toumaï, Homo érectus, Homo ergaster, sans oublier Lucy l’Australopithèque et ce pauvre Néanderthal, il serait marrant de les observer dans notre vie d’aujourd’hui. Les resquilleurs dans les queues de cinéma en prendraient plein la tronche à grand coup de casse-têtes et autres menus objets du temps jadis.

Avec déjà un volume crânien de plus de 1000 cm3 (en moyenne 1350 pour un homme dit moderne) un Homo érectus, vieux de 1,9 à 0,5 million d’années, prit tout petit et élevé dans l’école de la République, offrirait des résultats scolaires équivalents à ses camarades de classe. Le facteur qualité de l’éducation est ici supérieur aux capacités cognitives de l’individu. Autrement dit, en étant politiquement correct, Érectus aurait les palmes en sortant du lycée Henri IV et le bonnet d’âne d’un établissement de banlieue défavorisée ! Le handicap premier serait évidemment qu’en réponse à une insulte, il ne pourrait répondre « Et ma grand-mère, elle fait du vélo ! » La roue à l’époque de son aïeule n’ayant hélas pas encore été inventée.

Nous, les Français, grands donneurs de leçons et fiers de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ne pouvons concevoir que des peuplades aient autrefois pu manier l’altruisme et l’empathie envers leurs semblables. C’est bien pour cela que récemment encore, quelques centaines d’années, c’est peu sur une civilisation, l’homme dit moderne, à inventer le mot « coloniser »

Quand serait-il d’une confrontation entre nous et nos lointains ancêtres se serrant les coudes pour survivre alors que nous en sommes encore à nous chamailler pour une place de parking ? Qui serait plus amène à soutenir son camarade blessé lors d’une battue au Mammouth, peut-être vous lors des grandes soldes chez Auchan, et encore.

Il a été prouvé que même les singes éprouvaient de l’empathie pour leurs congénères faisant des gestes gratuits de sympathie sans contrepartie en retour. L’empathie est là un état non raisonné profondément ancré. C’est éprouver ce que l’autre éprouve et donc se sensibiliser à leurs déboires sachant que nous pourrions également en être victimes. L’altruisme qui, jusqu’à preuve du contraire, est une réflexion humaine, répond à un raisonnement où l’autre mérite notre considération par son comportement affable et respectueux. L’altruiste peut du jour au lendemain se transformer en vindicatif si l’autre lui balance un coup de pied au cul alors qu’il s’attendait à une marque d’affection.

Tout le monde n’est pas Jésus à tendre l’autre joue, loin de là.

Ceci dit, pas de pot pour notre ancêtre Cro-magnon. Pas encore au fait des subtilités de l’espace –temps, le voilà surgissant dans une station de métro parisienne.

Tient, mais c’est la station Concorde ! Situation incongrue…

Pas tant que cela. Si, pendant son voyage, il a eu le temps d’apprendre notre langue et toutes ses subtilités, les connaissant par cœur, il pourra repeindre toutes les lettres de la station qui rappelons- le, au nombre de quarante milles, sans ponctuation, décrivent le texte de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il pourrait sans nul doute se l’approprier sans rougir. On n’est pas des bêtes.

Je crois que j’ai fini la tarte.

Repost 0
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 15:28
Grotte alors!

Et si un jour on découvrait que nos lointains ancêtres nous avaient découverts avant que nous les découvrions, eux ? Autrement dit, qu’une civilisation équivalente à la nôtre ai totalement disparu de la surface de la Terre. Sans fossiles ou objets, qui font la joie de nos paléontologues, disparus dans un cataclysme si titanesque que l’écorce terrestre en fut complètement renouvelée, avalant dans ses profondeurs abyssales toute preuve de vie animale antérieure. Même pas une breloque, que dalle alors que les dinosaures, apparus bien après cette hypothétique civilisation, offrent des os à ronger à dégouter tous les Médors de la terre.

Une trace, un objet quelconque auraient pu toutefois être miraculeusement sauvegardés et découverts par un australopithèque curieux.

Bien sûr nous pourrions avancer une autre explication. La théorie d’ Einstein-Rosen pourrait aussi bien expliquer cet étrange paradoxe. Elle traite des trous de vers violant le principe de la relativité générale comme quoi aucun signal ne peut se propager plus vite que la lumière sauf dans ce cas où, rappelons-le, en réduisant l’univers de trois à deux dimensions, un trou de ver est facilement assimilé à une feuille de papier où un point A, en haut de la page, est éloigné d’un point B, situé en bas à une distance X. Pliez la feuille en deux et faite coïncider les deux point face à face et la distance qui les sépare s’en trouve extrêmement réduite. D’où l’exploitation dans le ouvrages de science-fiction de cette théorie pour voyager dans l’espace-temps qui pourrait expliquer notre fumeuse élucubration. Je ne parle même pas ici du « paradoxe du grand-père » où un homme remontant dans le passé tue accidentellement son ancêtre. Si une telle action pouvait être perpétrée, l’homme n’existerait pas dans le futur et donc ne pourrait pas remonter le temps pour tuer son ancêtre, donc il existe et peut remonter le temps… L’œuf ou la poule est pas mal non plus pour avoir une tronche au carré au niveau neuronal.

Un voyageur de l’espace temps, arrivé tout frais de notre époque, coiffé d’un casque de spéléo de chez Décatlon, (dans les films de SF les voyageurs arrivent toujours dans des sites à la con) vient à paumer son couvre-chef dans une grotte et vlan, les préhistoriens n’ont plus qu’à retourner à l’école !

Repost 0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 19:13
C'est cro-mignon

Tient, je viens de retrouver une photo vieille de 32000 ans représentant mes ancêtres en ligne directe (dans la famille nous sommes très forts en généalogie et… en photographie) Pas pris une ride le vieux, on dirait moi à vingt trois ans et ma moitié à dix neuf ! Comme quoi les chromosomes ont du bon. J’ai déjà retrouvé un ancêtre, Pierre Augustin, 1664-1742, Boulanger de son état dans la rue Grande à Tourcoing, lui même arrière-petit-fils de Pierre, 1570, blagueur impénitent faisant prendre des vessies pour des lanternes à ses contemporains.

Mais là, trouver que le premier restaurateur de l’humanité, faisant payer ses clients, n’était autre que ce couple de Cro-Magnon distingué, oui là, je dis chapeau bas les ancêtres !

Bon, j' m'en vais reprendre une part de cette tarte à la p’tite Jeanne, ça va m’ouvrir l’esprit.

Repost 0
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 14:07
Bah, mon côlon!

Du progrès tout de même. Autrefois pour ce double examen fibroscopie-coloscopie un seul appareil était utilisé.

Évidemment tout dépendait par quel côté le praticien commençait son investigation...

Repost 0

Liens