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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 11:49

La mode des produits connectés, les progrès de la science dans la robotique, l’intelligence artificielle, petit à petit l’homme bionique va son bonhomme de chemin et se voit de plus en plus affublé de prothèses performantes qui réduisent parfois son handicape à une portion congrue. Les appareils à dialyse, les cœurs artificiels et autres avancées techniques époustouflantes ne doivent pas cacher que l’on est encore loin de réparer un corps humain dans son entier tant la complexité du sujet va grandissante au fur et à mesure des découvertes de la médecine moderne. Cela doit nous inciter à plus d’humilité face à ce challenge divin qu’est de retarder la mort par la technique.

Conjointement et absolument pas en contradiction avec cette avancée, des organes, prélevés sur des défunts ou des vivants, permettent, actuellement, de sauver un nombre grandissant de personnes condamnées, à condition, bien sûr, qu’il y ait suffisamment de donneurs.

Et là, le bas blesse un tant soit peu.

Une information, même la plus pédagogique possible, ne semble donner, à l’heure actuelle, de résultats probants auprès du public, aussi le 1er janvier2017 une nouvelle loi sur le don d’organes va remplacer celle du 22 décembre 1976.

Cette dernière, vieille de 40 ans, n’était connue que par sept pour cent des Français et freinait considérablement la procédure.

Il s’agit, avec cette nouvelle loi, de : ‘’renforcer le consentement présumé et simplifier les modes de refus ‘’

Le 1er janvier, nous serons donc tous donneurs présumés sauf si on s’y refuse.

Il y aura trois façons de s’y opposer :

-S’inscrire dans le registre du refus géré par l’agence de bio médecine.

(Pour cette opération il fallait avant le 1er janvier, envoyer un courrier avec copie de la carte d’identité. Dorénavant, on pourra le faire via internet en précisant quel organe on refuse de donner.)

-Laisser un écrit à ses proches en précisant également les organes que l’on ne veuille pas donner ou le laisser dans son portefeuille (l’écrit, pas l’organe)

-en cas de décès brutal, un proche pourra faire valoir le refus verbal que le défunt aurait manifesté de son vivant. Dans ce cas, le proche doit l’écrire et le signer ainsi que le médecin référent.

Évidemment, il reste le cas des terroristes qui se font exploser. Grande problématique à l’intendance des pièces détachées, car il est tout de même demandé des organes en état de fonctionner et non des tissus façons puzzle !

Cette nouvelle loi a donc vocation de réduire les refus des proches qui, sous l’émotion et en ignorance de l’avis du défunt, refusaient le don d’organe. Regrettant souvent leur avis, une fois la douleur de la perte de l’être cher passée.

 

Pour les dons du vivant, rien ne change. Il faut toutefois être en bonne santé!

 

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